GAIA lance « Chicken Squeeze »

Mardi 3 avril 2012 — Un jeu vidéo pour inciter les supermarchés à ne plus utiliser d’œufs de poules élevées en cages dans leurs produits.

Bruxelles, le 3 avril 2012. Chicken Squeeze est un tout nouveau jeu en ligne. Son but ? Amasser un maximum d’œufs (les points) en entassant le plus de poules possible sur une surface minuscule… et ainsi former des cages de batterie. Après le « game over », les joueurs ont la possibilité de participer en quelques clics à une action de protestation contre les œufs de batterie. Le créateur : GAIA. La cible : les supermarchés. Au moyen du jeu Chicken Squeeze, l’organisation de défense des animaux lance sa campagne « Boycot-cot » de cette année. L’action se concentre en premier lieu sur les supermarchés. Ceux-ci utilisent pour la fabrication de leurs produits de marque propre (mayonnaises, pâtes, biscuits…) encore énormément d’œufs issus d’élevages en batterie, où des millions de poules continuent de croupir.

Du jeu à l’action concrète

Chicken Squeeze ne sert pas uniquement à sensibiliser les consommateurs d’une manière ludique sur la souffrance des poules pondeuses élevées en cages. GAIA veut surtout leur permettre d’agir de manière concrète auprès des chaînes de supermarchés. Après le « game over », une interface permet en quelques clics de demander aux grandes enseignes de ne plus utiliser que des œufs de poules élevées dans des systèmes hors cages (en plein air ou au sol) pour la fabrication de leurs produits.

Le jeu Chicken Squeeze est disponible via http://www.facebook.com/gaia.be/app_372142292817133

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Pourquoi les supermarchés ?

Pour ce qui est des œufs frais, la campagne Boycot-cot (www.boycot-cot.be) de GAIA a déjà porté ses fruits : tous les supermarchés belges se sont engagés à ne plus vendre que des œufs issus de systèmes d’élevage hors cages. Mais pour la fabrication de pâtes, biscuits, et autres produits de marque propre des chaînes de grandes surfaces, des millions d’œufs de batterie continuent d’être employés au détriment des poules pondeuses. C’est pourquoi GAIA continue sa campagne. Objectif : convaincre les supermarchés d’assurer la transition vers des systèmes d’élevage plus éthiques, en plein air ou au sol. Selon un sondage réalisé en 2011 par IPSOS à la demande de GAIA, 8 Belges sur 10 considèrent inacceptable que des œufs de batterie soient utilisés pour l’élaboration de mayonnaises, pâtes, biscuits, etc.

Pas de ces œufs dans mon panier

Depuis quelques temps, les produits des marques Calvé (mayonnaises) et Lotus Bakeries (biscuits) ne contiennent plus d’œufs de batterie. Calvé n’utilise plus que des œufs de poules élevées en plein air. En remerciement pour leur engagement, Calvé et Lotus Bakeries avaient reçu l’année dernière de la part de GAIA et de ses confrères de Compassion in World Farming un Good Egg Award.

Pour en finir avec les cages

Dans environ un tiers des élevages belges, les poules pondeuses continuent de croupir dans des cages de batterie classiques (le pire imaginable pour ces animaux), qui sont interdites depuis le 1er janvier 2012. Les autorités ont accordé au secteur un sursis allant jusqu’à juillet pour ce conformer à la législation… qui était pourtant connue depuis 12 ans. Les cages dites « aménagées » sont toujours autorisées. Mais celles-ci ne constituent qu’une amélioration dérisoire : un tout petit peu plus d’espace utilisable par oiseau (650 cm2 au lieu de 550 cm2), soit environ une feuille A4 par poule, du matériel ne permettant que très insuffisamment le grattage et picage du sol, et un seul coin de ponte pour plusieurs animaux. Ce mode d’élevage prive cruellement les poules de leurs comportements naturels de bien-être. En comparaison, les systèmes d’élevage hors cages permettent de répondre (beaucoup) mieux aux besoins comportementaux des poules pondeuses : davantage d’espace, possibilité de gratter le sol, de nidifier et de prendre des bains de poussière.